Je m’en vais au bureau!
Pour la première fois depuis la naissance de l’entreprise en 2004, les travailleurs et travailleuses de Koumbit ont quitté hier leur bureau virtuel sur le réseau IRC pour se rencontrer dans un vrai bureau « analogue ». C’est Antoine Beaupré qui fut le premier à écrire : « Je m’en vais au bureau ! »

Koumbit partage donc maintenant un espace de travail avec le collectif des colocs du 8655 rue St- Denis. Ces quatres mousquetaires (Robin, Yannick, Robert et Marco) sont tous largement impliqués dans le Libre. En fait, les bureaux de FACIL* sont aussi logés sous le même toit.
Omar Bickell, responsable du développement des affaires, croit que ce pas est très important pour l’entreprise. « On peut rencontrer du monde, travailler et partager dans un environnement agile et fertile. On a les outils essentiels comme du VOIP et un réseau sans fil.Koumbit ne fait rien comme les autres. Nous, on a commencé par le travail à distance et maintenant on sent le besoin d’un vrai node physique pour notre expansion. »
L’espace de travail est suffisant pour accueillir une quinzaine de personnes.

« Le 8655 est un nouvel outil, c’est tout» précise Antoine Beaupré qui est, entre autre, le sysadmin sénior de l’organisation. « Passez d’abord au bureau virtuel (#koumbit sur irc.freenode.net) pour discuter ou prendre rendez-vous. Le 8655 est l’étape suivante. »
Le développement de Koumbit est dans une phase spectaculaire. Son plus récent client est le parti politique Québec Solidaire. L’expertise Drupal commence à porter fruit.
Pour Marc Angles, la satisfaction est énorme. « Je suis travailleur chez Koumbit depuis quelques mois maintenant et je pense que notre progression est exemplaire. Je ne connais aucune boîte où les valeurs de partage et d’équilibre sont si adroitement gérées. Le plus gros interêt pour moi, hormis le fait que je peux trouver du travail et me perfectionner grâce à tous les autres travailleurs, c'est que Koumbit n'est pas organisé selon un modèle figé. C'est une entreprise dont la construction se fait à chaque réunion hebdomadaire, les décisions sont prises au concensus et surtout le marché n'est pas le maître. Chez Koumbit, y’a pas de boss et ça roule à bloc quand même. »
Koumbit à maintenant un bureau.
Big deal !
* Facil, pour l'appropriation collective de l'informatique libre
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Luc Prévost